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Violet le nouveau noir

Le film Violet du réalisateur Devos Bas est une découverte qui se doit d’être savourée avec lenteur.  La production de Belgique sortie cette année se présente comme une fiction qui dure en tout et pour tout 82 minutes.  Quelques minutes qui deviennent un pur régal visuel et sonore pour le spectateur.  L’histoire se concentre sur une petite bande de jeunes adeptes de BMX.  Plus particulièrement Jesse, spectateur impuissant du décès de son meilleur ami, Jonas, poignardé à mort.  Le long-métrage présente le tourbillon émotionnel que subira l’adolescent face à cette mort précipitée.  Il se débat face aux réactions mitigées de ses amis et parents. L’action se déroule dans une petite ville calme de banlieue.

 

De façon plus technique, le film comporte de nombreux plans longs et intenses qui contribuent de façon majeure au rythme de l’œuvre.  Le montage reste fluide et magnifier par des cadrages finement choisis par le réalisateur.  La qualité des images est spectaculaire par leurs registres de contrastes détonnants.  Certaines scènes semblent complètement portées dans un autre univers irréel par le travail technique des effets de la lumière.  La trame sonore se fait plutôt silencieuse malgré qu’elle soit intelligemment utilisée dans des raccords de scènes qui rappellent des images de vieille bobine filmique. Les silences ont bien leur place et amènent un côté mystérieux et étouffant à certains moments.  Rien n’est jamais explicite, le réalisateur nous amène à chercher afin de bien comprendre les évènements.  L’aspect général de la production appuie bien le propos de l’auteur puisqu’il nous fait vivre par ses étrangetés les sentiments du personnage principal.  Pour ma part, malgré certaines longueurs dans le scénario, je vois ce film comme un petit bijou brut que je recommande fortement.  Personne ne peut rester indifférent face à l’histoire de ce jeune adulte.

 

Emilie Boivin-Deroy

19 ans

Arts et lettres profil langages médiatiques

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