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Ciné-parc 2018 : Pourquoi venir voir Les Affamés de Robin Aubert ?

Du frisson gratuit

Primo, parce que c’est le premier film de la saison du Ciné-parc 2018 du Carrousel et que toute l’équipe du Carrousel vous prépare une belle fête en perspective! Secundo, parce que c’est GRATUIT, oui vous avez bien lu G R A T U I T! En effet, cette année TOUTES les projections du Ciné-parc du Carrousel sont gratuites!

Malgré ces deux aspects majeurs, vous pensez avoir besoin d’autres raisons pour venir voir Les Affamés, un des rares films d’horreur québécois?

Horreur, Nature et Féminisme

Près de 3 ans après son premier film Saint-Martyrs-des-Damnés, où Robin Aubert avait réussi à rendre intrigant et lourd de menaces les paysages du Centre-du-Québec, celui-ci persiste et signe un film de genre d’une grande facture visuelle et sonore. Ainsi, pour le travail réalisé sur l’atmosphère des lieux, et notamment pour l’image et le son, on ne saurait que trop vous conseiller de voir ou revoir cette œuvre sur notre écran géant.

Surtout, les choix de mises en scène du cinéaste québécois questionnent en filigrane la place de la ruralité au Québec. Ainsi, les zombies ou plutôt les “affamés” déambulent, courent et crient dans des paysages de forêts, de champs, de collines très variés et finement filmés. Lorsqu’elle est interrogée sur le plateau de Tout le monde en parle, Monia Chokry souligne l’idée en disant notamment que lorsqu’elle a lu le script, le simple terme “forêt” décrivait la majorité des lieux de tournage mais Robin “connait tellement bien son coin de pays” que Les Affamés représente pour elle “un vrai hommage à la Nature.”

Plus encore que la Nature de Ham-Nord, en mettant en scène non seulement des acteurs connus et des non-acteurs de la région mais aussi des  personnes de sa famille et de son entourage, “mon frère, mes sœurs, mon beau-frère, mon cousin, mon meilleur chum, mon chum d’enfance, mon mononcle” selon ses mots, Robin Aubert construit un film profondément humaniste en donnant une identité particulière à ses affamés. On peut avancer que par le biais de ses “zombies humains”, il questionne le statut des campagnes au Québec et peut-être l’urgence que celles-ci retrouvent une place prépondérante dans les processus décisionnelles qui viennent de la “grande ville”.

Soulignons aussi le jeu du duo comique Bonin et Vézina, respectivement interprétés par Marc-André Grondin et son acolyte Didier Lucien qui avec plusieurs “jokes de papa” permet d’alléger l’atmosphère du début du film. Brigitte Poupart, sorte de Beatrix Kiddo (Uma Thurman dans Kill Bill) ou de Michonne de la série The Walking Dead est également excellente dans son rôle. Elle a d’ailleurs reçu le prix de la meilleure interprétation dans un rôle de soutien. Elle a chaleureusement remercié le réalisateur lors de sa remise de prix sur la scène du Studio 42 de la maison de Radio-Canada en évoquant qu’il avait « su mettre en scène l’ordinaire magnifié dans cette femme qui réalise devant la fatalité qu’elle ne s’est jamais épanouie au-delà des stéréotypes. ». Voilà finalement une autre des raisons de voir ce film où le traitement des personnages féminins est subtil et intelligent – chose encore trop rare au cinéma.

Rédaction : Gabrielle Perrouas

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